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10/06/2009

Mon cas

Mon cas :

Revenons à mon cas, car c’est quand même lui que je connais le mieux…

Dans mon cas, après mon passage en garde à vue, et mon passage « unique » devant le juge d’instruction, puisque « rien » n’a été fait, entre ces deux dates et après la dernière, pour « augmenter », « compléter », « vérifier », etc… mon dossier et mes déclarations, je n’ai été condamné qu’à partir du dossier « recadré » pendant la garde à vue, toutes les « promesses » du juge d’instruction n’ont pas été suivies d’effet. J’ai donc « bénéficié » d’une « comparution immédiate » différée…

Il faut reconnaître que ce n’est pas un cas général, et que souvent, la période d’instruction, si elle est longue, parfois plusieurs années, c’est parce que des vérifications, des témoignages, des preuves irréfutables sont recherchées, a priori, à charge et à décharge, mais aux dires de tous mes co-détenus, le « à décharge » est très, très limité…

Je sais, je l’ai déjà dit, mais il est bon de le répéter : le fait d’être « en prison » ne permet pas au « encore innocent » de participer, activement, d’apporter « ses preuves » au cours de l’instruction, puisqu’il n’a pas la possibilité de rechercher, « fouiller » dans ses papiers, il ne lui reste que sa mémoire. Et cela, c’est assurément une injustice, dans la mesure où celui qui est libre « sous contrôle judiciaire » ou qui a été remis en « liberté provisoire », peut participer activement à l’instruction « en décharge » des accusations qui sont faites contre lui. C’est un avantage « certain ».

Il y a peut-être une solution, si nos élus prévoient que l’instruction doit être faite par deux juges : ce serait de prévoir un juge « à charge » et un juge « à décharge » qui devraient agir sans se concerter, jusqu’à une étape finale de « confrontation » qui devrait avoir lieu en présence du prévenu et de son avocat. Un pré-jugement, en quelque sorte, qui aurait le mérite de refléter les arguments de l’accusation et de la défense. Le jugement « final » publique aurait pour mission de punir en tenant compte des argumentations des deux juges d’instruction.

Il m’est difficile d’affirmer que « la détention provisoire » ne devrait pas être autorisée, car, elle peut se justifier, pour éviter (et ce sont les motifs évoqués pour refuser la « libération provisoire ») la récidive (renouvellement ou poursuite du délit), la fuite à l’étranger (pour échapper à la justice), pour protéger les témoins (éviter les pressions physiques ou mentales), pour empêcher la destruction de preuves, etc… Pour ma part, je la trouve « préjudiciable » au prévenu (réputé innocent) peu dangereux.

Même si cela demande des moyens (de suivi) inexistante à ce jour, ce maintien en liberté devrait être plus fréquent, ou pour le moins, le jugement « définitif » devrait avoir lieu plus rapidement, dans le mois, maxi deux mois. Et cela est possible, à mon avis, dans plus de 50 % des cas.

N’oublions pas qu’un détenu coûte entre 90 et 120 €, par jour, chiffre officiel (selon les structures). Certes, quand tu dois être condamné, ce n’est qu’une « peine » faite d’avance, mais l’état psychologique et l’ambiance des prisons se ressentent de cette lenteur de la justice… tout le monde vous le dira, et en particulier, « nos » gardiens…Bizarrement, il arrive que la peine « infligée » corresponde… à la durée de la détention provisoire…

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A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index des notes sur la journée du 7 janvier)

Clémence et Paul Denis tentent de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus (vous avez l’intégral de ce bouquin, complété par vos questions / remarques et mes réponses…).

Nota : Sur la journée du 14 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…

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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…

A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.

Vous trouverez, sur la journée du 17 mai les dates de parution de mes articles…

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Les bouquins de Paul DENYS n’ont pas encore trouvé d’éditeur.

Si vous désirez avoir leur version papier, vous pouvez acquérir (l’un ou l’autre ou les deux) en envoyant, par volume, un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à Ligue des Droits de l’Homme (LDH 57), 3 rue Gambetta à 57000 METZ. Pour 10 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4 ou 220 pages A4).

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